Denis Roche : quant à Lautréamont (1971)

Denis Roche : Lautréamont, onze écrivains répondent ;

Politique aujourd’hui, n° 3-4, mars-avril 1971, p. 66-67


Né de mai 1968, Politique aujourd’hui est un mensuel français publié de janvier 1969 à janvier 1989. Il se présentait comme une revue de « recherches et pratiques socialistes dans le monde ». L’édito de ce numéro de mars-avril 1971 déclare :

« Il est indispensable […] de s’attacher à poursuivre des analyses critiques radicales »

Aux 3 questions posées par la rédaction sur Lautréamont, 11 écrivains ont répondu :

michel deguy, jean-pierre faye, georges goldfayn, raymond jean, gérard legrand, marcelin pleynet, denis roche, jacques sénelier, philippe sollers, jean schuster et frédéric tristan.

Voici donc les questions, et les réponses qu’y apporta Denis Roche :

Denis Roche : sur Lautréamont

 


Dans les productions de Denis Roche, par-ci par-là, quelques francs-tirades :

 

  • « Cette peur qui tenaille Maldoror, de la nuit, du sommeil, de la lucidité éclatante qu’il sait devoir y retrouver à coup sûr, est l’expression de la volonté acharnée qui l’anime de rejoindre cette autre vitesse d’écoulement qu’est la lucidité par ses propres moyens. La poésie est un problème de démultiplication. »

(Récits complets ; Éditions du Seuil, 1963, p. 14)

  • « l’effort essentiel de retournement que constitue l’œuvre de Lautréamont »

(Éros énergumène ; Éditions du Seuil, 1968, p. 11)

  • « Il y a une mesure à prendre, en fin de lecture, d’une INADMISSIBILITÉ immédiate d’une certaine forme d’intelligence de la poésie telle qu’elle fonctionne depuis 1868 (Publication du Chant I de Maldoror). »

(La poésie est inadmissible d’ailleurs elle n’existe pas ; in Tel Quel : Théorie d’ense

mble ; Éditions du Seuil, 1968, p. 222-223)

  • « Ne tenant aucun compte de l’avertissement de Lautréamont, et ne voulant voir dans Mallarmé que le génie des fioritures, ils [les poètes] ont travesti le pouvoir inventif de la littéralité en un fourmillement intempestif d’imageries »

(ibid., p. 226)

  • « le Nada […] Le dernier guerrier debout de la pensée ! C’est lui qui permet à l’Autre-émolument, entre diverses révolutions larvées, de se replacer dans son attitude farouche »

(Louve basse ; Seuil, 1976, p. 214)


 

N.B.Protrusion (subst. fém.) (terme d’anat. pathol.) : processus qui pousse un organe en avant de façon anormale ; résultat de ce processus.

 

 

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